Erigé en 1922 à la mémoire des 179 soldats de Meymac morts pour la patrie, le Monument aux Morts est l'oeuvre du sculpteur parisien Georges Saupique (1889-1961).

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Georges Saupique, professeur à l'École Nationale des Beaux-Arts, est l'auteur du buste officiel de Marianne qui lui fut commandé au début de la Quatrième République.

Il a également décoré des façades de bâtiments parisiens imposants :

le Palais de Chaillot, l'immeuble de la Société financière française et coloniale...

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Il a réalisé 11 autres monuments aux morts :

celui de la commune du Falgoux, dans le Cantal, celui de Signy-l'Abbaye (Ardennes), de Villerupt (Meurthe et Moselle), de Saint-Dizier (Haute-Marne), celui de Langres (Haute-Marne, avec Aristide Rousaud), le Monument commémoratif des deux victoires de la Marne à Montmirail (Marne), le Casabianca au Mont Valérien (Hauts de Seine), les monuments des églises Saint-Bernard de la Chapelle (Paris) et de l'Assomption (Yvelines), le monument aux héros des Chemins de Fer à la Direction de la SNCF, rue Saint-Lazare (Paris), et le monument du lycée Henri IV (Paris).

 

Le monument de Meymac montre un soldat dans un cimetière, ornant de lauriers les tombes de ses camarades tués au combat. Les angles du socle portent des décorations symboliques, en bronze : des têtes de brebis et de sangliers, des rameaux de chêne et de châtaignier portant glands et châtaignes, qui rappellent que ces hommes étaient des enfants du pays. L'inscription est sobre : Meymac à ses morts, 1914-1918. A l'origine, le monument était entouré d'obus de gros calibre et de chaînes. Un jardin a remplacé les obus, d'autres plaques, commémorant d'autres guerres, se sont ajoutées au fil du temps.

 

Fin 1921, Georges Saupique avait proposé trois maquettes au Conseil Municipal d'alors : la statue d'une jeune veuve faisant embrasser à son enfant le casque de son père, une allégorie de la France penchée sur ses héros morts à la guerre, et le Semeur de lauriers, maquette qui fut retenue. Pour financer ce projet, on eut recours à une souscription publique pour la somme de 15 000 francs. La ville vendit des bois de sa section du Mont Bessou pour réussir à trouver les 15 000 francs qui manquaient (délibération du conseil municipal du 18 décembre 1921). La souscription rapporta davantage que prévu, les demoiselles de Meymac vendirent des fleurs pour compléter la somme, et le Ministère de l'Intérieur donna une subvention.

 

Restait à décider de la place du monument : devant l'église, ou encore place du Bûcher, ou enfin, sur la route de Limoges au pied du chêne ? C'est cette dernière solution qui fut adoptée, et l'on démolit la vieille fontaine.

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D'autres lieux de mémoire existent dans la ville de Meymac : le cimetière, où certaines tombes portent la mention « Mort pour la France », et une plaque commémorative dans l'église Saint-Léger : « A la mémoire des enfants de la paroisse de Meymac morts pour la France 1914-1918 ».

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