INFOS SPORTIVES ET ASSOCIATIVES
CRAM CENTRE OUEST INFORMATIONS
JOURNEES DU PATRIMOINE 18 et 19 SEPTEMBRE
L'OPERA à MEYMAC 22 AOUT 2010
RENTREE SCOLAIRE
COMICE AGRICOLE CANTONAL SAMEDI 18 SEPTEMBRE
ACCUEIL PETITE ENFANCE RELAIS ITINERANT
DON DU SANG MARDI 28 SEPTEMBRE
CAM FOOTBALL SAISON 2010-2011
CAM RUGBY SAISON 2010-2011
MARCHES CONCLUS EN 2009
CINEMA LE SOUBISE

Haut lieu des marchés d’autrefois entre le champ de foire et la place de l’Eglise où les forains déployaient leurs étals.
A proximité se trouvait la « Bascule » ou « Basculaïre » où l'on procédait au pesage des animaux à partir d’un minuscule pavillon qui deviendra ensuite le premier Syndicat d’Initiative de Meymac. Non loin, dans sa forge, Julien MARAND ferrait chevaux, ânes et bœufs dans l’odeur âcre de corne brûlée, sous les yeux des passants et la curiosité craintive des élèves de l’Ecole des Garçons que le bruit du marteau sur l’enclume et la respiration du gros soufflet retenaient encore, bien après la cloche de la rentrée des classes.
La foire durait la journée entière et les restaurants BRAGADOUR et COMTE faisaient salle pleine, on y dégustait de délicieux pâtés, on y buvait ferme, on y « topait là » les dernières affaires tandis que les jeunes avaient le temps d’aller « tourner une valse » chez COUFFY.
Anes et chevaux attachés devant ou dans l’écurie de « chez BRAGADOUR » à de gros anneaux de fer attendaient patiemment et devaient parfois ramener seuls à la maison, leurs maîtres somnolents par un chemin qu’ils connaissaient d’instinct.
Peu de renseignements sur l’origine de son nom peut-être « lieu pourri » : zone inondable et marécageuse.
Une mare occupait autrefois le centre de la place, des ruisseaux l’alimentaient ; on en retrouve un, dans la propriété du Docteur PIECYK, à l’amont; à l’aval ils traversaient « la Prairie » et regagnaient la Luzège vers le collège actuel.
Cette place fut utilisée comme champ de foire après la place de la Mairie et des parcs métalliques destinés aux moutons délimitaient le « foirail » et constituaient le lieu de rassemblement incontournable le jour du « concours ovin » chaque année en août.
Une plate forme en ciment indique encore le lieu de « pesage » des animaux qu’on appelait familièrement « la Bascule". Entre 1986 et 1989, la Place des Porrots prit le visage qu’on lui connaît aujourd’hui, c’est l’architecte Jean ROQUES qui fut chargé de son aménagement par le maire et le Conseil Municipal de l’époque.
Elle a peu à peu été investie par les Meymacois : les enfants de la Maternelle, les joueurs de boules, les réjouissances du 14 juillet, les manèges de la Saint Léger et depuis l'an 2000 le symposium de sculpture : des artistes font surgir du granite les oeuvres qui ornent la pelouse et les socles du pourtour.

LA PRAIRIE.."Quand le soleil dorait les monts ou qu'il égayait la vallée alors que sur la terre tout est chant, soupir, tréssaillement d'ivresse, se déroulait du haut de ce donjon moderne un délicieux tableau où l'ombre, l'éclat et la verdure venaient se fondre et s'harmoniser.
C'était une compensation ménagée au visiteur bienvenu, qu'avait attristé le parcours de vastes et sombres bruyères. Il avait chevauché et par monts et par vaux dans les sentiers défoncés et pierreux qui de front abordaient les montagnes, s'infléchissaient dans les vallées, traversaient les marais et couraient, couraient toujours pour suivre la ligne droite..."
"... Mais là, au pied des murs du pavillon des moines, sous les jardins, se développe en courant au midi, blanche et verte, jaune et rose, tant les fleurs y abondent, la riche et vaste prairie des Ventadour et des Soubise. Elle est unie comme un beau lac, fertile comme ses soeurs de Normandie et quoique suzeraine, on la croirait vassale tant le donjon des moines l'approche et la domine.
A gauche et tout près du versant s'élèvent de grands arbres, vaste rideau près duquel la Luzège, naissante, bruit au milieu des aulnes et des frênes : ingrate et capricieuse, elle fuit la vallée, sa source, sa montagne, hélas! Pour grandir et pour perdre son nom. A droite, sur le flanc du coteau, au point où chaque soir disparaît le soleil, jaunissent les épis mêlés aux fleurs des arbres, et bien loin, pour borner l'horizon, se dressent les monts noirs..."
Extrait de "Meymac et son Abbaye" de Treich-Laplène (1818-1887)
La rue offre un bel ensemble de maisons en pierres taillées, portant les dates de leur construction et les initiales des propriétaires sur les linteaux des portes d'entrée.
Un imposant portail surmonté de l'Aigle Impériale et de la date "1811" signale des écuries des "Gendarmes à cheval" de l'époque. Il jouxtait la gendarmerie et les prisons (les cellules des prisonniers, particulièrement insalubres étaient au fond de la cour sous le jardin, en 1834 le Conseil Municipal décide "dans l'intérêt de l'humanité" d'édifier un nouveau cachot dans la cour contigue).
On voit ici un travail remarquable des tailleurs de pierre, il faut savoir que les Corréziens ont accompagné les Creusois pour bâtir les grandes villes (Bordeaux, Paris, Lyon,...). On peut admirer leur travail dans toute la région qu'il s'agisse des linteaux de granges ou d'écuries, de portes de fermes, des pierres d'évier, du pavage des sols sans parler des manteaux de cheminées.
Ils travaillaient le granit bleuté ou rosé de notre région à la masse, à la hâche, au burin, à la boucharde après avoir choisi la pierre, l'avoir {I}"touché des yeux"puis caressé de la main!
d'après D.Chambre "La Haute-Corrèze oubliée"