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JOURNEES DU PATRIMOINE 18 et 19 SEPTEMBRE
L'OPERA à MEYMAC 22 AOUT 2010
RENTREE SCOLAIRE
COMICE AGRICOLE CANTONAL SAMEDI 18 SEPTEMBRE
ACCUEIL PETITE ENFANCE RELAIS ITINERANT
DON DU SANG MARDI 28 SEPTEMBRE
CAM FOOTBALL SAISON 2010-2011
CAM RUGBY SAISON 2010-2011
MARCHES CONCLUS EN 2009
CINEMA LE SOUBISE

Le Romain Maximiacus. Meymac fut à l’origine, comme nombre de cités corréziennes, une simple villa gallo-romaine. La conquête de Jules César en Gaule permet l’installation de deux camps pour surveiller l’Auvergne. On voit donc apparaître des voies romaines, dont une qui passait sur la commune de Meymac (Limoges-Le Mont-Dore par Bort-les-Orgues), une autre (Clermont Périgueux) passait aux alentours de Darnetz. Ces voies romaines allaient permettre la mise en valeur de la région. Les romains couvrent la Gaule de villas, de maisons de maîtres qui commandaient l’exploitation avec ses bâtiments, ses contremaîtres, ses paysans-esclaves. Ce serait donc un de ces maîtres, Maximiacus, qui aurait donné son nom à l’agglomération.
L’ermite Mammacus : A l’époque mérovingienne, dès 546, une petite église en bois organise la vie du village. Un groupe de chrétiens serait né autour de cet ermite.
C’est en 1085 qu’un certain Archambaud III, vicomte de Comborn, à la suite d’une conduite indigne, fonda le monastère de Meymac. Ce fut d’abord un prieuré qui dépendait de l’abbaye d’Uzerche. Mais à la suite de l’intrigue d’un moine (le prieur Hugues de Besse en 1145) qui, de sa propre autorité, voulut ériger le prieuré en abbaye et s’en attribuer la direction, il y eut de longues discussions parfois très vives entre le cloître d’Uzerche et celui de Meymac. Le moine finit par céder mais le titre d’abbaye resta acquis (1146).
Les jardins des moines étaient particulièrement bien organisés : ils étaient irrigués par un système de rigoles. L'eau sortait de la réserve alimentée par un canal depuis la Luzège située derrière.
Très vite l'emplacement du cloître, où se trouvait habituellement le jardin, devient trop petit et les jardins s'aggrandissent alors hors l'abbaye et sont protégés de murs d'enceinte. On retrouve :
- Près de la salle capitulaire : le carré des plates médicines nommé Herbalarius
- Non loin des cuisines se trouvait le potager nommé Hortus : ce sont des plates-bandes de légumes et plantes aromatiques
- Entre les deux se trouve le Vergier : pommiers, pêchers, noisetiers...
- A côté de ces trois jardins se trouve le carré des fleurs dit jardin Bouquetier qui servait à fleurir les chapelles et parfumer les eaux médicinales.
Meymac comporte deux centres de développement : le château dans la partie haute au niveau de la mairie actuelle, édifié par les Ventadour au XIIIème; l'église dans la partie basse de la ville, occupe un volume assez important sur la place puisqu’elle mesure 49 m de longueur totale et 11, 50 m de largeur.Elle ne fut pas, bien sûr, construite d’un seul jet.
3 phases dans la construction :
1ère phase : fin XIème, début XIIème
2ème phase : milieu XIIème, fin XIIème
3ème phase : XVIIème
Jusqu’en 1824, l’abbaye est menacée et elle est sauvée par son classement en Monument Historique en 1840 par Prosper Mérimée et des campagnes de travaux à partir de 1846 contribuent à sa rénovation complète.Le monastère fut ensuite vendu par lots. Il abrite aujourd’hui dans son aile Est la Fondation Vazeilles (lien) et dans son aile Sud le Centre d’Art Contemporain.
Photo : sculpture monumentale de Robert Jacobsen, -commande publique majeure en Limousin- installée devant le Centre d’Art Contemporain en 1991 à l’initiative du Centre d’Art Contemporain et du Ministère de la Culture, avec le soutien et l’adhésion de la Commune de Meymac.plus d'infos sur le centre d'art
La Turgotière est la route établie par Turgot, grand Intendant du Limousin et futur Ministre des Finances de Louis XVI, pour faciliter les échanges Est-Ouest c’est-à-dire entre Limoges et Bort-les-Orgues . Il aurait souvent dormi dans le monastère dans l’aile actuellement occupée par le Centre d’Art Contemporain où les étages supérieurs étaient réservés aux personnages importants. Chacun peut cheminer aujourd'hui sur le trajet de "La Turgotière" repérable par une signalétique particulière à travers la ville.
Parmi les figures qui ont marqué la ville de Meymac, il en est une qui laissa un souvenir particulièrement fort dans l’esprit de ses habitants : ce fut le créateur du négoce en vin de "Meymac-près-Bordeaux". Il s’agit de Jean-Gaye Bordas dit « barlet » : petit tonneau qui fit construire le château des Moines-Larose, première construction à tourelles de la ville