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Situé au pied du versant sud des Gardes, ce petit village eut son église, son cimetière, sa mairie.
Ce fut une paroisse de moins de 300 âmes. Plusieurs curés s'y succédèrent parmi lesquels P. Chamboux en 1696, F de Sarazin en 1760, J. Chazal en 1771 et P. Marboutin en 1783. Ce fut sans doute le dernier car un incendie détruisit l'église. Les anciens racontèrent que, par désespoir, le prêtre se noya dans le ruisseau du Lac. On trouve dans le village quelques vestiges de l'église : pierres, bénitiers, modillon. Au milieu du village, une croix (qui n'a rien à voir avec l'église car beaucoup plus récente) repose sur une cuve baptismale sur laquelle est posée une pierre plate qui peut être un autel. Autour de l'église se trouvait le cimetière.
Lorsque l'école actuelle fut construite à l'emplacement de l'église, des ossements y furent trouvés.
Le village a été une Commune de 1790 à 1825, date à laquelle elle a été rattachée à Meymac. La mairie se trouvait dans une des maisons qui est toujours là.
Le village eut aussi son école. D'abord une maison particulière dans les années 1910. Une cinquantaine d'enfants (pendant l'hiver) la fréquentait. Ils ne parlaient que le patois. Il n'y avait qu'une seule institutrice. Comme il n'y avait pas assez de tables pour tous, les enfants s'asseyaient sur les marches de l'escalier. Les grands faisaient lire les petits. Il y avait, à cette époque, des familles nombreuses et les enfants venaient de Continsouzas, du Peuch, du Bos, de Laborde, du Brigouleix, de Pérols, des Buigeottes, du Rio du Bos, des villages environnants.
En 1933, une école fut construite en lieu et place de l'église et du cimetière pour la cour. Les élèves furent de moins en moins nombreux après 1945, seulement une dizaine d'élèves et l'école fut fermée en 1964.
Planté à l'époque de Sully, ministre d'Henri IV, et d'une circonférence de 4.50 m, le chêne a survécu aux siècles et à la tempête de 1999. Les plus anciens du village en ont connu trois dont un visible jusque dans les années 50.
Dans le village, il y a eu jusqu'à sept fermes, certaines seulement avec deux vaches...et maintenant il n'y a plus qu'un paysan. Petit à petit, les maisons ont été restaurées par les familles et ces corps de ferme deviennent aujourd'hui de belles résidences!
Sources: Jacqueline Monéger
Lavaur tire son nom d'une origine gauloise passée en roman puis en occitan où il est représenté par une forme masculine, vabre, et une forme féminine, vaur. Il désigne un ravin, une vallée étroite et profonde aux flancs escarpés.
Autrefois, dans le village, chaque maison, chaque ferme possédait des vaches. En moyenne, les familles avaient 4 à 5 vaches et les plus grosses exploitations en comptaient de 12 à 15. Aujourd'hui, toutes ces petites exploitations ont disparu et il ne reste plus qu'un seul exploitant, devenu éleveur après des études agricoles effectuées à Naves et qui possède plus d'une quarantaine de vaches.
L'abreuvoir du village date de l'après-guerre, probablement des années 50. Il servait à abreuver les animaux mais aussi à alimenter les habitations.
Les maisons étaient pour la plupart recouvertes de chaume mais petit à petit ce type de couverture a été abandonné au profit de l'ardoise, de Travassac ou d'Allassac, de la tôle ou de la matière fibro.Sur certains pignons de maison, on voit dépasser une pierre : une traversière. Si les maçons trouvaient une pierre qui dépassait la largeur du mur (au minimum 50 cms), il gagnait 1 litre de vin!
Sur la route principale, une maison se détache par son aspect plus riche: il s'agit de la maison du "bourgeois", marchand de vins à Libourne. Il avait son propre fermier et le bâtiment agricole se trouve derrière la maison d'habitation. A cette époque, les conditions de vie difficiles obligeaient les paysans corréziens à s'expatrier dans d'autres régions pour subvenir aux besoins de la famille.
Sur la route qui mène au sommet du Mont-Bessou, on voit les restes d'un bâtiment de 15 m2 qui constituait à lui seul, l'habitation où vivait toute une famille et l'étable qui abritait une seule vache nourrissant toute la famille !
Un ancien (né en 1915) se souvient que lorsqu'il était petit, vers 4-5 ans, il montait jusqu'au sommet du Mont-Bessou, à cette époque, montagne pelée sans arbre, pour aller garder les bêtes.
Les arbres sont apparus vers 1925 et l'élevage de moutons a disparu.
Sources : Marcel Gratadour