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L'OPERA à MEYMAC 22 AOUT 2010
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CAM FOOTBALL SAISON 2010-2011
CAM RUGBY SAISON 2010-2011
MARCHES CONCLUS EN 2009
CINEMA LE SOUBISE

Au pays des « mille sources » , la Luzège prend naissance à quelques kilomètres du Mont-Bessou, point culminant du Limousin, au lieu dit Le Punis à 940 m d’altitude.
Elle parcourt selon un axe nord-sud et d’amont en aval, 63 kilomètres de fonds de vallées aux landes humides et tourbeuses, de plaines agricoles et de gorges escarpées, pour rejoindre la Dordogne dans le barrage de Chastang à 260 m d’altitude. Elle draine aussi un réseau hydrographique de 55 km² très riche en affluents (ruisseau d’Ambrugeat, ruisseau du Moulin du Lieuteret, la Soudeillette, le Vianon…)
On ignore l’origine de son nom, mais certains poètes l’ont trouvé dans la limpidité de ses eaux en la dénommant : « la rivière qui luit ». Ces eaux vives, encore de bonne qualté, regorgent de richesses et de diversités notamment par la présence fragile de la Truite sauvage (truite fario) et de la Loutre.
A l’abri des Puys Baubière, de la Feuillade et du Jassonneix, constituant les premiers contreforts de la haute vallée de la Luzège, Meymac s’est développée autour de sa rivière avec des usages qui ont évolué au fil du temps.
L’eau – « l’aiga » - la montagne n'en manque pas mais quand une ville grandit, c’est un souci constant de sa municipalité d’en fournir à chaque habitant. Pendant très longtemps, les femmes allaient se ravitailler aux fontaines avec des seaux en bois cerclés. A la fontaine du Rat, la municipalité devait parfois intervenir pour qu’elle ne soit pas polluée par les tas de fumier.
Dès 1821, naît un projet de capter les Aiguettes, ces eaux claires de la Luzège, lorsqu’elles débouchent du plateau. Ce n’est qu’en 1906 qu’aboutira ce projet qui permettra de se servir gratuitement à toutes les bornes fontaines de la ville. Ce progrès trouvera son couronnement en 1935 lorsque la ville réalisera à la fois deux projets : le tout à l’égoût et l’eau sur l’évier.
La maîtrise des eaux de la Luzège s’est traduite par la construction de six moulins dont il ne reste aujourd’hui que quelques vestiges au travers notamment des noms de rue de Meymac : « La rue des Moulins ».
L’ensemble de ces moulins, destinés à tranformer en farine les récoltes nourricières de seigle et sarrasin surtout, étaient alimentés par des canaux qui prenaient naissance dans la Luzège et qui sillonnaient la ville au grand plaisir des batraciens du coin : « la rue de la Grenouille ».
La grande lessive – « la bugeade » - se faisait naturellement dans les lavoirs aménagés de la rivière. Deux fois par an, on se retrouvait durant 3 jours à laver le linge accumulé depuis 6 mois. C’était là l’occasion d’échanger les nouvelles et les derniers potins mais aussi de s’entraider pour tordre les lourds draps de chanvre gorgés d’eau.
La Luzège était aussi utilisée par l’agriculture. Au-dessous de Meymac, le terroir était occupé par les prés de fauche. Correctement entretenus pendant toute l’année, ils étaient parfois irrigués par un savant système de « levades », de canaux, lorsque la topographie le permettait.
Fontaine vient du latin « fons, fontis », source et « fondere », répandre.
Rustiques ou plus élaborées dans la forme et dans leur conception les fontaines ont connu pendant des siècles une importance sociale capitale. Construites pour la plupart au début du XXème siècle, pour faciliter l’existence quotidienne des habitants en amenant l’eau jusqu’au centre ville, les fontaines, nombreuses, servaient également à abreuver les animaux :Fontaine des Horts-de-Celle, Borne-fontaine rue de la Fontaine du rat, Fontaine de la Place des Porrots, Fontaine du Pas Redon, Fontaine de Lachenal, Fontaine de la rue de Panazol, de la rue de la Prairie, fontaine de la place de l'église.
La Fontaine aux Lions (à côté de l’Office de Tourisme ) est une fontaine monumentale dont la base est en pierre de lave (pierre qui s’oxyde à l’air et noircit mais qui est d’une grande résistance). Elle fut inaugurée le 2 juin 1907 par le maire ARTHUR DELMAS (maire de 1881 à 1919). Cette fontaine a la particularité d’avoir été construite en l’honneur des marchands de vins qui étaient environ 300 en 1914. L’initiateur de cette construction , si fier de son don, fit apposer une inscription sur un panneau de bois (aujourd’hui disparu) qui disait que « tant que l’eau de cette fontaine coulera, le souvenir de Delmas restera. »
Jadis éléments essentiels du village ou de la ville, les fontaines sont devenues des éléments décoratifs. Elles agrémentent souvent les carrefours, places et rues et se font les témoins d’une époque.