| Les rues |
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Quelle est l’origine du mot ? Chaque nom de lieu a une signification et marque un jalon important de l’histoire locale. Un nom de lieu n’est jamais arbitraire ou sans signification. Rue de la Grenouille, rue de Lachenal
La rue de la Grenouille était appelée ainsi parce qu’elle était bordée de deux canaux de la Luzège qui attiraient les grenouilles. De plus pendant la période médiévale, Meymac possédait une enceinte fortifiée flanquée de tours et renforcée au Nord par les eaux détournées de la Luzège d’où le nom actuel du quartier Lachenal = le canal. Cet ensemble protégeait l’agglomération des attaques.
La Rue des MoulinsUn héritage du Moyen-Age
Certains noms de rues rappellent le passé. La rue des Moulins doit son nom à la présence du moulin de la ville construit par les moines bénédictins de l’abbaye St-André au Moyen-Age. La Rue du Pas RedonUn mur d'enceinteUn des éléments de l’enceinte est la muraille qui soutient les jardins autour du chœur de l’église. Le chemin aménagé au pied de cette muraille s’appelait le Pas Redon : le "passage rond", nom qui est devenu celui du quartier et surtout du prolongement de ce quartier. La Place du BûcherPoint de sorcières!
L’étude des noms de lieux est semée d’embûches et il faut se méfier de l’origine qui paraît la plus évidente. En effet, la place du Bûcher n’était pas le lieu où l’on brûlait les sorcières et les hérétiques mais là où l’on entreposait le bois pour le monastère et le village. La Rue de la Fontaine du Rat et la Rue des Horts de Celle (du latin hortus, jardin)Cette rue tire son nom de la maison d'un certain "Sieur Duras" dans laquelle la fontaine était incluse. Il la légua par testament "aux habitants du quartier" qui s'opposèrent vivement à sa destruction lors de l'installation de l'eau courante dans la ville et de la suppression des bormes fontaines. L'eau provient d'une source qui se tient un peu plus haut dans la "Rue des Horts de Celle". C'était la "rue des Jardiniers" et dans son prolongement on trouve "La Promenade des Jardiniers" : de très nombreux anciens meymacois la grimpaient en poussant la brouette pour aller entretenir un jardin qui contribuait très largement à la nourriture de la famille.
La Côte des BlancsUne présence religieuse
Les noms de lieux, comme la rue des Clercs ou la Côte des Blancs, nous indiquent que les premiers habitants étaient aussi des religieux. Meymac comptait autrefois deux confréries religieuses : les Pénitents Blancs et les Pénitents Bleus. La confrérie des Pénitents Blancs se situait dans le haut de la ville, partie dénommée faubourg du château. |
